Colloque 2

Colloque 2

Colloque Je est un autre 1

Colloque Je est un autre 1

Colloque Je est un autre

Colloque Je est un autre: regards croisés sur les frontières de l'identité.
Le mardi 11 février 2014, au Centre des arts et des sciences de l'Université de Montréal. Sous la présidence du philosophie Charles Taylor
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mercredi 26 février 2014

Colloque Je est un autre: Roxanne Robillard

Voici la présentation de Mme Roxanne Robillard.

Pour visionner la présentation sur Youtube, cliquez ICI


Le pari de la commensurabilité : le traitement corporel dans les œuvres interculturelles de Sidi Larbi Cherkaoui

            À l’image de nos expériences humaines, les créations du chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui sont indéniablement marquées par les répercussions de la mondialisation et des flots migratoires qu’elle engendre. Complexes, intrigantes et déstabilisantes, invitant à un retour sur soi, elles rappellent que les mutations sociales entraînées par la contiguïté des différentes cultures mettent forcément à l’épreuve nos présupposés existentiels ainsi que l’ensemble de nos croyances. Bien qu’aux yeux de certains ces rapprochements interconfessionnels et interculturels se révèlent synonymes de fragilisation et de tensions, il semble que ce chorégraphe autodidacte les conçoive plutôt comme l’occasion d’un partage fructueux, comme la possibilité d’un enrichissement mutuel.

dimanche 23 février 2014

Colloque Je est un autre: Rudolf Boutet

Voici la présentation de M. Rudolf Boutet.

Pour visionner la présentation sur Youtube, cliquez ICI



L’identité de la tradition dans sa mobilité historique


Le rôle proprement identitaire de la tradition se trouve aujourd’hui largement mis à mal. Une certaine forme de progressisme social nous amène à tout simplement associer les phénomènes de tradition à un traditionalisme conservateur, dont il faudrait dénoncer les idéologies rétrogrades. Évidemment, l’inconfort que plusieurs ressentent à l’endroit de certaines traditions n’est pas totalement à remettre en cause. Il est vrai qu’en réponse aux différents malaises que provoquent le relativisme contemporain et l’état multiculturel de nos sociétés, on constate de plus en plus la tentation de se réfugier dans un conservatisme des valeurs, souvent exclusif et homogénéisant, parfois même ethnocentrique. Or, si la tradition n’entraînait qu’un tel traditionalisme, il serait aisé de montrer comment elle ne ferait que contribuer à l’oppression des groupes minoritaires, d’où l’inconfort et la nécessité d’un rapport critique à son égard. Toutefois, il me paraît préjudiciable d’identifier aussi spontanément toute appartenance à la tradition avec un conservatisme de ce genre. N’y a-t-il pas une différence entre se réclamer d’une tradition et faire l’éloge du traditionalisme ? N’y a-t-il pas une voie identitaire mitoyenne entre le traditionalisme passéiste et le progressisme qui rejette a priori toute tradition ? Certainement. Néanmoins, une telle voie identitaire demeure dissimulée tant que l’on entretient une image figée de la tradition. C’est cette image que je souhaiterais ici réviser, en me basant sur quelques idées développées par certains grands penseurs du mouvement herméneutique contemporain, en particulier Hans-Georg Gadamer et Paul Ricœur.